Vous cherchez « Swisswindows » parce qu'un vantail frotte, qu'un joint pend, ou qu'un vitrage est embué. Il faut le dire tout de suite : cette marque n'existe plus. Ce n'est pas une raison de paniquer, et encore moins une raison de tout changer. Cette page fait le point avec les sources disponibles, et surtout avec ce qui vous concerne : vos fenêtres, aujourd'hui.
Ce qui s'est passé, et quand
La presse professionnelle suisse du bois, en particulier la Schreinerzeitung dans un article de janvier 2021, rapporte que swisswindows AG a fait faillite en février 2020. Le magazine allemand Glaswelt donne la même date. Lors de nos vérifications en septembre 2026, le site swisswindows.ch ne répondait plus.
La marque était née de la fusion de trois menuiseries de Suisse orientale : Dörig Fenster Service, Herzog Fenster et Kufag. Les sites de production étaient Mörschwil et Steinach, Oftringen, et Müllheim en Thurgovie, où une usine de fenêtres bois et bois-métal a démarré début 2009. Au sommet, la presse citée annonce un chiffre d'affaires de 140 millions de francs, environ 500 employés et la deuxième place du marché suisse de la fenêtre. Ce n'était donc pas une petite enseigne : beaucoup de maisons et d'immeubles romands en portent.
Qui a repris, et où
Deux anciens cadres, Patrick Briano, ancien responsable marketing et ventes, et Adrian Schlumpf, ancien responsable technique, ont fondé smartwindows AG en août 2020. Sur son propre site, cette société publie une adresse à la Thurstrasse 18, 8555 Müllheim, et une seconde à la Haltelhusstrasse 14, 9402 Mörschwil — c'est-à-dire les deux mêmes lieux de production. Elle annonce des fenêtres PVC, bois, PVC-alu et bois-alu, des portes coulissantes et des portes d'entrée, ainsi que des accessoires compatibles : poignées, verres, traverses, joints.
Une réserve honnête : ce site est en allemand, et il ne présente nulle part smartwindows comme le successeur légal de swisswindows. Continuité industrielle ne veut pas dire reprise des engagements. Ne partez donc pas du principe qu'une garantie de 2016 sera honorée en 2026.
La bonne nouvelle : ce qui casse ne vient pas du fabricant
Sur une fenêtre, les pièces qui lâchent en premier sont presque toujours des pièces achetées ailleurs. La ferrure — tout le mécanisme métallique qui court dans la feuillure et fait qu'un vantail s'ouvre à la française ou en oscillo-battant — vient d'un équipementier spécialisé. Les joints aussi. Les poignées aussi. Ces fournisseurs-là ne disparaissent pas quand une marque de fenêtres disparaît, et leurs références restent au catalogue des années.
Autrement dit, un menuisier qui ouvre votre vantail lit la marque estampée sur la ferrure, pas celle collée sur le dormant. C'est ce petit tampon métallique, souvent au bord supérieur de l'ouvrant, qui décide si la réparation est simple. Il survit très bien à la faillite de tout le monde.
Avant de conclure qu'une fenêtre est irréparable, ouvrez le vantail et regardez le chant supérieur : le nom du fabricant de ferrures y est presque toujours gravé. C'est cette marque-là qui compte pour trouver une pièce, pas celle du fabricant de la fenêtre.
Ce qui devient vraiment difficile
Trois cas posent problème. Le premier : remplacer un vantail entier à l'identique, par exemple après un choc. Le profilé exact n'est plus produit, et une greffe visible sur une façade se voit pour toujours. Le deuxième : un vitrage cassé sur une forme spéciale, cintrée ou trapézoïdale, où la cote d'origine n'existe plus nulle part. Le troisième : un habillage aluminium extérieur dans une teinte de catalogue disparue.
Dans ces trois cas, un vitrier ou un menuisier refabrique sur mesure. C'est possible, mais ce n'est plus une pièce détachée, c'est une pièce unique — et le prix suit. Pour un vitrage droit standard, en revanche, c'est un remplacement banal.
Faut-il remplacer, ou attendre ?
Une fenêtre portant cette marque a forcément été posée avant 2020. Elle a donc au plus une quinzaine d'années : elle est en milieu de vie, pas en fin de vie. La faillite du fabricant ne change ni son isolation, ni son étanchéité, ni sa valeur. Le vrai critère reste le même que pour n'importe quelle fenêtre : est-ce que vous sentez l'air froid descendre le long du verre en janvier, est-ce que le rideau bouge quand la bise se lève ?
Si la réponse est non, gardez-les et faites-les régler. Un réglage de ferrure et un jeu de joints coûtent une fraction d'un remplacement. Si la réponse est oui, alors la question devient celle du remplacement de vos fenêtres, et elle se pose avec les mêmes arguments que pour tout le monde : vitrage, matériau, type de dépose.
Ce qu'on demande au poseur quand la marque a disparu
Posez trois questions. Est-ce que vous réglez et entretenez des fenêtres dont le fabricant n'existe plus, ou est-ce que vous ne faites que du neuf ? Pouvez-vous identifier ma ferrure et me dire si les pièces sont encore au catalogue ? Et si une seule fenêtre doit être changée, comment gérez-vous l'écart de teinte avec les autres ?
Une entreprise qui répond « on ne touche pas à ça » n'est pas malhonnête, elle est simplement organisée pour du neuf. Mieux vaut le savoir avant la visite que pendant.
Et si vous cherchiez du neuf
Si votre recherche portait en réalité sur l'achat de fenêtres neuves, la marque Swisswindows n'est plus une option. Les fabricants actifs en Suisse romande sont nombreux, et notre article sur les gammes EgoKiefer montre comment lire un catalogue de marque sans se laisser impressionner par les noms. Le choix du matériau reste le premier tri : notre comparatif PVC, bois et aluminium donne les durées de vie et les prix posés pratiqués ici, de CHF 650 à CHF 2'200 selon les cas.
Les demandes qui nous arrivent d'Estavayer et des villages du bord du lac concernent souvent ce cas précis : une villa de la fin des années 2000, des fenêtres encore correctes, et un ou deux vantaux fatigués côté vent. On regarde d'abord si un réglage suffit. Le devis complet vient après, s'il faut vraiment.
Un vantail qui frotte, un joint fatigué, une marque introuvable ?
Questions fréquentes
Swisswindows existe-t-il encore en 2026 ?
Non. La presse professionnelle suisse du bois, notamment la Schreinerzeitung, rapporte que swisswindows AG a fait faillite en février 2020. Le site swisswindows.ch ne répondait plus lors de nos vérifications en septembre 2026.
Qui a repris l'activité de Swisswindows ?
Deux anciens cadres, Patrick Briano et Adrian Schlumpf, ont fondé smartwindows AG en août 2020. Cette société publie sur son site une adresse à Müllheim en Thurgovie et une seconde à Mörschwil, et produit des fenêtres PVC, bois, PVC-alu et bois-alu.
Peut-on encore trouver des pièces pour une fenêtre Swisswindows ?
Souvent oui, car les pièces qui lâchent en premier ne sont presque jamais fabriquées par le poseur de fenêtres. Les ferrures, les joints et les poignées viennent de fournisseurs spécialisés dont les références restent disponibles bien après la disparition d'une marque de fenêtres.
Faut-il remplacer une fenêtre Swisswindows parce que la marque n'existe plus ?
Non. Une fenêtre posée avant 2020 sous cette marque a au plus une quinzaine d'années : elle est en milieu de vie, pas en fin de vie. La disparition du fabricant ne change ni son isolation, ni son étanchéité. Elle rend seulement plus difficile le remplacement d'un vantail entier à l'identique.
La garantie du fabricant tient-elle encore ?
Une garantie fabricant s'éteint avec la faillite du fabricant. En revanche, la responsabilité du menuisier qui a posé reste distincte de celle du fournisseur. Si l'entreprise qui a posé existe toujours, c'est vers elle qu'il faut se tourner en premier.
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